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Investir dans la région du Centre

Obala : Des opportunités dans la production d’huile d’olive »

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L’Institut d’Etudes Géostratégiques, sous la conduite de son promoteur, Jean-Paul Pougala, a entamé le 07 mars 2018, à Obala, dans le département de la Lékie, une campagne pour la mise en terre de 10 mille plants pré-germés d’oliviers en deux années. Cela devrait déboucher sur la construction et la mise en route d’une usine de production d’huile d’olive dans la localité. Ce sera la première du genre au Cameroun. « L'huile d'olive entre dans l'assaisonnement des crudités et dans l'industrie cosmétique, notamment dans la production du rouge à lève », souligne Jean-Paul Pougala, sur la page facebook de son institut.

Jean-Paul Pougala souligne qu’il recherche des espaces dans le département de la Lékié, le long de la nationale Yaoundé-Bafoussam, pour poursuivre l’implantation des oliviers dans la perspective du lancement effectif de son complexe agro-industriel. Il lui fait 02 à 10 hectares d’espace dans un domaine classé « national ». Mais il souhaite que les populations participent à ce projet. Sans doute, pour ceux et celles qui vont accepter, il s’agira de recevoir les plants d’olivier et ensuite s’engager à vendre toute la production à l’usine de l’IEG.

Agro-industrie : Et si on profitait de tous ces fruits du Mbam !

Les habitués de la route nationale qui relie Bafoussam à Yaoundé se régalent chaque jour en fruits, quelle que soit la saison. C’est en traversant le Mbam et Inoubou qu’ils en trouvent le plus : pastèque, mandarine orange, etc. Il est aussi regrettable de voir les quantités de ces produits qui finissent à la poubelle, parce que n’ayant pas pu être écoulés. Ce constat appelle une solution : la transformation. Pour ce faire, il faut donc des unités agro-industrielles. Des études spécifiques diront s’il est possible d’avoir des usines dans le Mbam pour produire des jus de fruits par exemple.

Agriculture

Le gouvernement camerounais veut lancer trois agropoles de production du riz dans la région du Centre, au premier trimestre 2018

YAOUBA Abdoulaye, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, annonce que des instructions ont été données pour que trois agropoles de production du riz soient lancées dans les localités de Nkoteng, Nanga-Eboko, et dans le département de la Lékié, au cours du premier trimestre 2018. Cette révélation a été faite, le 15 janvier 2018, lors d’une descente sur le terrain dans la région du Centre du pays, dans le cadre d’une mission de prospection visant à lancer un programme de promotion de la culture du riz dans cinq régions du Cameroun.

Les régions concernées par ce programme en gestation au sein du gouvernement, sont l’Extrême-Nord, le Nord, l’Ouest, le Nord-Ouest et le Centre. Selon les autorités gouvernementales, ce programme devrait permettre au pays d’atteindre une production rizicole de plus d’un million de tonnes, contre environ 100 000 tonnes actuellement.

La CNPS prête à injecter 100 milliards FCFA dans le financement des projets porteurs au Cameroun, entre 2018 et 2022

Dans le cadre de la coopération Cameroun-PNUD, le directeur géné- ral de la Caisse nationale de pré- voyance sociale (CNPS), Alain Noël Olivier Mekulu Mvondo Akame, a reçu le 8 février, à Yaoundé, la délégation constituée de Martin Matthew et Francis Andrianarison du PNUD, et Loïc Chedjou du Ministère en charge de l’économie. Les échanges entre les parties ont porté sur la stratégie d’investissement des fonds de la CNPS pour financer le développement au Cameroun. M. Mekulu Mvondo Akame a déclaré, à cet effet, qu’en ce qui concerne le plan stratégique 2018- 2022, « la CNPS est prête à injecter près de 100 milliards FCFA pour le financement du développement au Cameroun ». Ce qui représente une augmentation conséquente de près de 60 milliards FCFA, par rapport au plan stratégique 2013-2017. Au dire d’Alain Noël Olivier Mekulu Mvondo Akame, chaque année, le conseil d’administration de la CNPS prévoit des financements pour des projets porteurs. Il s’agit de ces projets économiquement rentables, et socialement utiles. Dans ce sens, des prises de participation sont effectuées dans certaines entreprises en création ou existantes. Ceci à condition que leur taux de rentabilité soit supérieur ou égal à 8%, le recrutement du personnel féminin doit être au moins à 20%. Sans oublier le paiement régulier par la structure bénéficiaire de ses impôts et ses cotisations sociales. Entre autres actions de financement, a indiqué le directeur général, la CNPS procède à des dépôts à terme dans les banques, participe aux emprunts obligataires, et investit dans l’immobilier.

INDUSTRIE

Un projet de 4 milliards FCFA pour traiter et recycler les déchets électriques et électroniques à Douala et Yaoundé

La Communauté urbaine de Douala, la super-mairie de la capitale économique camerounaise, et l’ONG française «la Guilde européenne du Raid», ont signé le 23 janvier 2018, une convention de partenariat, en vue de la mise en œuvre du projet baptisé Weecam, qui vise à recycler et à valoriser les déchets électroniques et électriques. D’un montant total de 4 milliards de francs CFA, et principalement fnancé par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), Weecam, qui durera 5 ans, s’étendra à la ville de Yaoundé, la capitale du pays, apprend-on de sources proches du dossier. Grâce à la mise en place d’un système de collecte des déchets concernés, et le montage d’une unité de recyclage et de valorisation, Weecam ambitionne de traiter et de recycler 5000 tonnes de déchets par an, dont 3900 tonnes, localement

En 2019, la société Pneupur lancera une usine de recyclage et de valorisation des pneus usagés à Bikok

Les frères jumeaux camerounais Benjamin et Frédéric Belibi, des passionnés de l’automobile, qui ont d’ailleurs fait leurs études dans ce domaine en France, peaufnent une petite révolution dans le traitement généralement réservé aux pneus usagés au Cameroun. Grâce à l’entreprise Pneupur, qu’abrite la technopole de l’Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, ils vont lancer, au début de l’année 2019, la première unité de recyclage et de valorisation des pneus usagés au Cameroun, apprend-on de sources proches du projet. Construite sur 3 hectares, dans la localité de Bikok, dans la région du Centre du pays, cette unité permettra de transformer les pneus usagés collectés sur le territoire national, en granulés permettant de revêtir les sols des cours d’intérieur des bâtiments d’habitation et des terrains multisports, les sols des aires de jeu, les cours d’écoles et autres lieux de jeux d’enfants. Selon les promoteurs, une première prestation de revêtement sera d’ailleurs réalisée, au cours de cette année 2018, afn d’apporter la preuve de l’efcacité du concept Pneupur. Cette unité industrielle, qui ambitionne de créer 41 emplois directs et 150 emplois indirects sur une période de 3 ans, va démarrer par une capacité de traitement de 70 000 pneus usagés, avant de monter en régime pour atteindre 150 000 pneus traités au bout de la 3ème année de fonctionnement. L’usine de recyclage et de valorisation des pneus usagés (80% sont généralement abandonnés dans la nature, selon les promoteurs du projet) de Bikok va coûter environ 327 millions de francs CFA (500 000 euros), mis à disposition par des opé- rateurs privés et des fonds d’investissement, apprend-on.

Agriculture

Atok accueille un projet agricole visant à produire 6 280 tonnes de manioc

Le ministère camerounais de l’Economie, à travers le projet agropole dont il assure le pilotage, vient de lancer l’agropole de production, de transformation et de commercialisation du manioc d’Atok, localité de la région de l’Est du pays. Grâce à l’appui fnancier du gouvernement, cette agropole, portée par des associations de femmes, ambitionne de faire passer la production actuelle de manioc estimée à 178 tonnes, à 6280 tonnes, chaque année. Ce qui permettra, apprend-on, de produire environ 3500 tonnes de farine. Pour rappel, le projet agropole, mis en place par le gouvernement camerounais depuis quelques années, vise à créer des activités génératrices de revenus dans les zones rurales et à booster la production nationale, dans l’optique de réduire les importations des denrées alimentaires.

Industrie : ENERGIE solaire

L’électricien Eneo prend pied dans le solaire, avec une première centrale hybride dans la localité de Djoum

Eneo, le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun, a mis en service, le 25 janvier 2018, à Djoum, localité de la région du Sud du pays, sa toute première centrale hybride thermique-solaire.

La construction de cette infrastructure, confiée à la société espagnole Elecnor (un contrat de 319 millions de francs CFA), consacre l’arrivée dans le photovoltaïque de cette entreprise contrôlée par le fonds d’investissements britannique Actis. « Avec la mise en service du projet pilote de Djoum, nous sommes en train de prouver, par les actes, que le soleil brille pour tout le monde et nous voulons encourager les acteurs économiques locaux à investir dans cette énergie verte qui est aujourd’hui une vraie opportunité », a déclaré Joël Nana Kontchou, directeur général d’Eneo. A en croire ce manager, le choix de l’hybride, pour cette première expérience d’Eneo dans le solaire, tient de ce que cette solution permet, à la fois, de réaliser des économies sur les coûts d’exploitation et de garantir la sécurité sur le plan de l’offre énergétique. Grâce à un champ de 600 panneaux solaires, le plus important au Cameroun, à l’heure actuelle, le parc de Djoum permet de produire 186 kW et est associé à une centrale thermique dotée d’une capacité de production de 1115 kW. « Concrètement, à Djoum, nous injectons dans le réseau isolé en journée, à la fois du solaire et du thermique. Les gains en carburant enregistrés en journée peuvent servir en soirée, pour couvrir toute la demande. En plus, le temps d’exploitation des groupes thermiques est réduit. Ce qui limite en conséquence les risques de pannes et donc permet une meilleure disponibilité des machines », explique Eugène Ngueha, directeur central des activités techniques d’Eneo Cameroun.

A côté de la centrale hybride thermique-solaire de Djoum, le concessionnaire du service public de l’électricité au Cameroun, annonce avoir déjà réalisé des études sur six autres sites. Il s’agit de Lagdo, Garoua (région du Nord), Lomié, Bertoua, Yokadouma (région de l’Est), et Ngaoundal (région de l’Adamaoua). Le programme solaire d’Eneo devrait conduire à l’hybridation des centrales thermiques isolées, installées dans ces localités. Par ailleurs, a rappelé Joël Nana Kontchou, le 25 janvier dernier, à Djoum, 35 MW de solaire seront installés dans les localités de Guider (10 MW), Ngaoundéré (10 MW) et Maroua (15 MW), toutes situées dans la partie septentrionale qui est aussi la plus insolée du pays, selon les études de l’Agence de régulation du secteur de l’électricité. Selon les prévisions d’Eneo, les centrales solaires de Maroua, Ngaoundéré et Guider, pour lesquelles les procédures de passation des marchés sont en cours, devraient être opérationnelles, entre mars et avril 2019.

Niches d'investissement au Cameroun

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