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Investir dans le Littoral

Agriculture et agro-industrie : Ces espaces encore à prendre dans le Moungo, le Nkam et la Sanaga Maritime

Dans les départements du Moungo, du Nkam et de la Sanaga Maritime, il existe encore de vastes étendues de forêts qui ne demandent qu’à être transformées en domaines d’exploitation agricole ou d’élevage. C’est en saisissant cette perche que Ghislain Victor Nkenlifack s’est installé en 2013 à Souza, dans le Moungo. Sa société, NGV Trading Company, y possède 03 sites de productions animales, dont deux pour le porc et 01 pour le poulet. La location du foncier y est encore possible dans ces zones géographiques. Mais il faudra pour cela trouver les vrais propriétaires et peut-être en faire des partenaires pour la pérennité de vos investissements.
La rédaction

Industrie

Le 14 décembre 2016, le Ministère de l’eau et de l’énergie (Minee) a officiellement annoncé l’adoption d’un plan directeur national du gaz de pétrole liquéfié (GPL) au Cameroun. Ce plan gouvernemental ambitionne d’accroître l’utilisation du butane pour la cuisson dans le pays, afin de passer d’un taux de pénétration de l’utilisation du gaz domestique de 12% en 2016 à 58% d’ici 2030, soit environ 18 millions de Camerounais sur une population globale de 23 millions de personnes. Cette ambition du gouvernement, explique-t-on au Minee, reflète l’action nationale en faveur de l’objectif numéro sept du développement durable des Nations Unies, pour assurer l’accès à une énergie moderne, abordable, fiable et durable pour tous. Le Cameroun veut ainsi accroître l’usage du GPL en substitution de combustibles solides comme le bois et le charbon de bois, afin de réduire la déforestation en cours, protéger la forêt, et diminuer la pollution atmosphérique. Dans le détail, le Plan directeur du GPL prévoit une consommation du butane qui atteindra 383 000 tonnes en 2030, ce qui équivaut à une consommation de 12 kg par habitant, soit près de 4 fois la consommation actuelle.

L’atteinte de cet objectif passe, détaille le plan, par des investissements permettant de mettre à disposition 6,8 millions de bouteilles de gaz neuves supplémentaires, l’ouverture de 6600 nouveaux points de vente au détail, une capacité additionnelle d’emplissage de bouteilles de 277 kilotonnes, etc. Les investissements financiers nécessaires sont estimés à 265 milliards de francs CFA, dont 60% consacrés à l’achat des bouteilles. Parmi les bénéfices attendus, le gouvernement camerounais table sur près de 4 millions de tonnes de bois préservées par an (soit environ 15 millions d’arbres), la réduction de l’émission directe de 3,4 millions de tonnes de carbone par an, et la création de près de 18 000 emplois à temps plein, sur une période de 15 ans. Après son adoption, le Plan directeur du GPL au Cameroun a commencé à être implémenté au premier trimestre 2017.

Les premières mesures mises en œuvre semblent produire leurs effets, au regard de l’affluence subitement observée sur le marché de la distribution du gaz domestique dans le pays, activité jadis contrôlée par un mastodonte : la Société camerounaise de transformation métallique (SCTM), qui, pendant plusieurs années, revendiquait près de 40% des parts de marché. En 2017, la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) affirme avoir injecté une enveloppe totale de 22 milliards de francs CFA dans les importations du gaz domestique afin d’assurer la disponibilité de ce produit, face à l’insuffisance de la production locale (15 à 20% des besoins) assurée par la Société nationale de raffinage (SONARA). Cette enveloppe correspond, selon la CSPH, à l’importation de 71 070 tonnes métriques (TM) de gaz domestique, sur un volume global annuel des importations évalué à 90 000 tonnes métriques. Le reste des importations est à mettre à l’actif des opérateurs eux-mêmes.

Agro-industrie : Une enveloppe de 3 milliards FCFA injectée dans un projet de production de sorgho

La filiale camerounaise du brasseur britannique Diageo, Guinness Cameroon, a injecté un montant total de 3 milliards de francs CFA, dans un programme d’investissements qu’il conduit depuis 2009 dans le septentrion camerounais, en vue de booster la production du sorgho, a-t-on appris au cours d’une visite d’entreprise organisée par cette société brassicole, le 4 novembre 2014 dans la ville de Douala. Au moyen de cet investissement, apprend-on officiellement, la société brassicole, numéro 2 sur le marché camerounais des boissons alcoolisées, derrière le groupe Castel avec les Brasseries du Cameroun, envisageait de ramener à 50% en 2015, le volume de ses importations de matières premières, alors estimé à 80%. Il est concrètement question, apprend-on, de substituer progressivement les céréales importées telles que le malt par des produits locaux, comme le sorgho, dont les quantités achetées par Guinness aux producteurs du Nord Cameroun depuis 2009, oscillent entre 250 et 400 tonnes par an, selon Mariam Haman Adama, coordonnatrice du Conseil régional des organisations paysannes de la partie septentrionale du Cameroun (Cropsec).

Agro-industrie : Atlantic Cocoa décroche le 1er contrat d’installation dans la zone industrielle du port en eau profonde de Kribi

JMJ Africa, cabinet conseil spécialisé dans l’accompagnement des investisseurs, a conduit les négociations qui ont abouti, le 24 janvier 2018, à la signature entre le port autonome de Kribi (PAK) et la société Atlantic Cocoa, du tout premier contrat d’occupation de la zone industrielle du port en eau profonde de Kribi, a-ton appris officiellement. Ce contrat autorise Atlantic Cocoa, filiale d’Atlantic Group, contrôlé par le milliardaire ivoirien Koné Dossongui, à construire dans la zone industrielle du port en eau profonde de Kribi, « une unité de transformation de fèves de cacao d’une capacité de 48 000 tonnes par an, extensible à 64 000 tonnes », précise Georges Wilson, le Dg d’Atlantic Cocoa. Cet investissement estimé à plus de 30 milliards de francs CFA, a précisé

Le DG d’Atlantic Cocoa, société qui affiche désormais un capital d’un milliard de francs CFA, n’est que l’une des composantes du programme d’investissement d’Atlantic Group, au Cameroun. En plus de cette usine, en effet, ledit programme intègre « également le développement de plantations agricoles industrielles, incluant des centres d’excellence agricole dans les différents bassins de production cacaoyère du Cameroun, sur une superficie de 25 000 hectares », souligne Georges Wilson. A la faveur de ce programme, apprend-on, c’est une enveloppe globale d’environ 50 milliards de francs CFA, qu’entend investir, au Cameroun, le magnat ivoirien Koné Dossongui, ancien ministre du président Félix Houphouët-Boigny, devenu aujourd’hui l’une des plus grosses fortunes de la Côte d’Ivoire. Au demeurant, s’il annonce le début imminent des travaux de construction de l’usine de transformation de fèves de cacao de Kribi, le DG d’Atlantic Cocoa regrette que le programme d’investissement susmentionné.

heurte encore à quelques difficultés. « Il faut toutefois relever que le parcours, jusqu’à ce jour, n’a pas été du tout facile, avec une obtention qui n’est que partielle du bénéfice des mesures fiscalo-douanières incitatives, et autres facilités promises. Ces difficultés affectent notre schéma d’investissement et de financement. Le retard de l’ouverture des lignes maritimes vers le PAK, a affecté un tant soit peu nos délais et entraîné des coûts supplémentaires sur les aspects logistiques. Nous espérons et nous avons espoir que ces problèmes majeurs seront résolus dans les prochains jours, afin de nous permettre de démarrer paisiblement l’exploitation dans les cinq (05) prochains mois », a souhaité Georges Wilson. Pour mémoire, c’est le 29 juillet 2015, au cours d’une audience avec le ministre camerounais de l’Economie de l’époque, que l’Ivoirien Koné Dossongui avait révélé aux autorités camerounaises, son projet de création d’un consortium industriel du cacao au Cameroun. Projet passé aujourd’hui à la phase d’implémentation, avec le concours financier de BGFI Bank.

Le poivre de Penja et le café camerounais à la conquête du marché sud-africain

La participation des opérateurs économiques camerounais à la Foire de Durban, en Afrique du Sud, du 25 septembre au 1er octobre 2017, a commencé à produire ses premiers fruits. Le 25 janvier 2018, à Yaoundé, lors de la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel An, au ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, le secrétaire général de ce département ministériel, Achille Bassilékin, a révélé, qu’au cours de cette foire, la société Poivre de Penja a décroché un contrat de livraison de cette épice camerounaise à des partenaires sud-africains. A la même occasion, a-t-il poursuivi, le torréfacteur camerounais TORRECAM a pu obtenir la promesse ferme d’un autre partenaire sud-africain, dont le nom n’a pas été révélé,

Agro-industrie : La société Synergie Nord Sud nourrit l’ambition de devenir le leader de la transformation du café au Cameroun

La société camerounaise Synergie Nord Sud (SNS) vient de recevoir l’avis favorable du ministère de l’Economie, pour un accompagnement dans la modernisation de son appareil de production. Le ministère de l’Economie entend l’aider à acquérir une unité de torréfaction plus performante qui lui permettra d’accroître sa capacité de production, d’une tonne/heure à 4 tonnes/h. Selon Aimé NJIAKIN, le promoteur de la SNS, cette modernisation de l’outil de production fera de l’entreprise, le leader de la transformation du café au Cameroun. L’objectif, d’ici trois ans, est de transformer 7000 tonnes de café par an.

Ce qui va générer environ 500 emplois directs et 6600 emplois indirects. Jusqu’ici, l’activité principale de la SNS était le décorticage et la transformation du café vert en café torréfé moulu, instantané soluble, en capsule et décaféiné, sous la marque « Ménage à trois ». En 2016, la SNS a produit 1510 tonnes de café décortiqué, 1750 tonnes de café usiné et 450 tonnes de café torréfié. Son chiffre d’affaires au cours de la période sous revue, est de 491 millions FCFA. Le café baptisé « Ménage à trois », torréfié par la société Synergie Nord Sud, basée à Nkongsamba, dans la région du Littoral, était la seule marque camerounaise à être dégustée, du 4 au 11 juillet 2016, en France, notamment au siège de l’Agence pour la valorisation des produits agricoles.

Niches d'investissement au Cameroun

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