Un projet de 4 milliards FCFA pour traiter et recycler les déchets électriques et électroniques à Douala et Yaoundé

La Communauté urbaine de Douala, la super-mairie de la capitale économique camerounaise, et l’ONG française «la Guilde européenne du Raid», ont signé le 23 janvier 2018, une convention de partenariat, en vue de la mise en œuvre du projet baptisé Weecam, qui vise à recycler et à valoriser les déchets électroniques et électriques. D’un montant total de 4 milliards de francs CFA, et principalement fnancé par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM), Weecam, qui durera 5 ans, s’étendra à la ville de Yaoundé, la capitale du pays, apprend-on de sources proches du dossier. Grâce à la mise en place d’un système de collecte des déchets concernés, et le montage d’une unité de recyclage et de valorisation, Weecam ambitionne de traiter et de recycler 5000 tonnes de déchets par an, dont 3900 tonnes, localement

En 2019, la société Pneupur lancera une usine de recyclage et de valorisation des pneus usagés à Bikok

Les frères jumeaux camerounais Benjamin et Frédéric Belibi, des passionnés de l’automobile, qui ont d’ailleurs fait leurs études dans ce domaine en France, peaufnent une petite révolution dans le traitement généralement réservé aux pneus usagés au Cameroun. Grâce à l’entreprise Pneupur, qu’abrite la technopole de l’Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, ils vont lancer, au début de l’année 2019, la première unité de recyclage et de valorisation des pneus usagés au Cameroun, apprend-on de sources proches du projet. Construite sur 3 hectares, dans la localité de Bikok, dans la région du Centre du pays, cette unité permettra de transformer les pneus usagés collectés sur le territoire national, en granulés permettant de revêtir les sols des cours d’intérieur des bâtiments d’habitation et des terrains multisports, les sols des aires de jeu, les cours d’écoles et autres lieux de jeux d’enfants. Selon les promoteurs, une première prestation de revêtement sera d’ailleurs réalisée, au cours de cette année 2018, afn d’apporter la preuve de l’efcacité du concept Pneupur. Cette unité industrielle, qui ambitionne de créer 41 emplois directs et 150 emplois indirects sur une période de 3 ans, va démarrer par une capacité de traitement de 70 000 pneus usagés, avant de monter en régime pour atteindre 150 000 pneus traités au bout de la 3ème année de fonctionnement. L’usine de recyclage et de valorisation des pneus usagés (80% sont généralement abandonnés dans la nature, selon les promoteurs du projet) de Bikok va coûter environ 327 millions de francs CFA (500 000 euros), mis à disposition par des opé- rateurs privés et des fonds d’investissement, apprend-on.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *